La psychomotricité

Bonjour !! Je suis le narrateur ... Venez, venez ..., ne soyez pas timide. J'ai une histoire à vous raconter. Vous allez comprendre pourquoi la psychomotricité nous intéresse TOUS ... même les plus sceptiques.

 

« Je suis psychomotricienne » (dit la psychomotricienne ; et je la connais bien)

 

« Aaahhh, c’est bien, ça doit être intéressant ! »

 

Silence ....  (vous m'avez reconnu ? c'est moi le narrateur :D, je mets en scène pour que ce soit sympa)

 

« euh .... »

« Mais c’est quoi en fait la psychomot…#&!@$!… ? C’est pour les enfants !? Qu’est ce que vous faites exactement ? » 

 

Etudiants, professionnels, parents et familles, ils sont tous confrontés à cette question régulièrement. Et là, ça se complique…

 

La psychomotricité est encore une énigme pour beaucoup. Il n’existe pas une seule et unique définition. Chacun en a sa propre définition en fonction de sa spécialité ou son domaine d’activité. Mais chaque professionnel travaille avec les mêmes bases théoriques et cliniques. Et ce qui est certain, c’est qu’actuellement, elle a une place à part entière dans le secteur du soin.

Son but est thérapeutique, préventif, rééducatif et parfois éducatif.

 

« C'est intéressant mais ... globalement ça marche comment ? » 

 

La psychomotricité est une profession paramédicale née en 1974, régie par un décret de compétences. Les études décernent un Diplôme d’Etat.

Elle voit l’être humain dans sa globalité et considère que les fonctions motrices, sensorielles et les composantes psychiques, affectives, intellectuelles et relationnelles sont liées et indissociables. L’individu est donc perçu au travers de ses trois dimensions : biologique, psychologique et sociale.

 

Ainsi, le psychomotricien agit sur le corps pour rétablir les fonctions physiques, mentales et affectives entravées. Il aide son patient à trouver ou retrouver un équilibre psychocorporel, à mieux prendre conscience de son corps, à le maîtriser, à en faire un instrument capable de s'exprimer, de communiquer et d’entrer en relation avec son environnement.

 

Finalement la psychomotricité c’est :

  • Trouver ou retrouver le plaisir du mouvement, le plaisir d’être dans son corps, d’être soi-même.
  • Apprendre à exprimer ses désirs, ses émotions, et entrer en relation avec l’Autre et le monde.
  • Remédier à certains troubles psychomoteurs, permettre d’investir l’espace et le temps, contrôler son geste.
  • Favoriser l’éveil de l’imaginaire, vivre des expériences perceptives, sensorielles, kinesthésiques ou ludiques.
  • Aider à la transformation des éprouvés en représentations, prendre conscience de ses conflits internes.
  • Apprendre, évoluer, s’adapter, communiquer, exprimer, créer, construire, rêver !

 

La psychomotricité permet de vivre, d’expérimenter, peut-être à nouveau, une unité sensorielle, motrice, émotionnelle et mentale, psychique et corporelle.

Le soin psychomoteur relève donc aussi bien de l’éducation, de la rééducation que de la thérapie psychomotrice (ou à médiation corporelle).

Le psychomotricien est également amené à réaliser des bilans psychomoteurs ou des observations psychomotrices permettant de participer au diagnostic et de dégager une compréhension du trouble psychomoteur dans le but de proposer, si besoin, des soins adaptés.

 

« Ah oui tout ça !! c'est intimement lié à la vie ... notre façon de la vivre, d'évoluer et d'interagir avec les autres. »

« Mais le ou la psycho ... mo ... truc chouette machin chose ... il fait quoi pour mettre en œuvre tout ceci ? »

 

« Le psychomotricien possède de nombreux outils... » :

 

Les yeux de notre psychomotricienne scintillent d'étoiles !! Elle aime parler de son métier ... qui est aussi une passion, il faut le dire ...

 

Leur boite à outils est remplie de médiations, qui servent d’intermédiaire entre soi et l’autre. Voici quelques exemples :

  • les techniques d’expression corporelle
  • le toucher thérapeutique et la conscience corporelle
  • les thérapies de relaxation
  • l’eau
  • la médiation avec les animaux
  • les danses du monde : danse africaine, danse primitive
  • les techniques artistiques : le mime, la musique, la sculpture
  • les jeux moteurs et symboliques
  • les techniques d’expression de soi: le chant, le jeu de rôle, le jeu dramatique
  • la stimulation sensorielle

La médiation est pensée en fonction du motif de consultation dans un but thérapeutique.

 

« Il y a de nombreuses possibilités. Je pensais que la psychomotricité concernait que les enfants. En regardant cette liste, je me pose une question ... La psychomotricité, c’est pour tout le monde alors ? »

 

La psychomotricité s’intéresse à l’individu à chaque étape de sa vie.

 

« Il y a nous les bébés, car nous construisons nos bases psychocorporelles pour le restant de notre vie, en passant par nos sens et notre corps. Il est donc important que la psychomotricité intervienne dès le plus jeune âge pour favoriser un développement le plus harmonieux possible. »

 

Principales Indications : traumatismes autour de la naissance, liens Parents/Enfant, handicap, troubles du sommeil et de l’alimentation, retard psychomoteur, dépression du bébé, troubles de la communication…

 

« Et, il y a nous aussi, les enfants. Nous devons apprendre beaucoup de choses à l’école et ouvrir nos capacités, de communication, d’expression. Mais parfois c’est difficile, voire impossible alors nous avons besoin d’être accompagné dans nos apprentissages et la poursuite de notre développement. »

 

Principales indication : retard de développement psychomoteur,  troubles du tonus,  difficultés d’organisation dans l’espace et le temps, de latéralisation, difficultés d’apprentissage scolaire, troubles du comportements et/ou de la personnalité, difficultés attentionnelles et de concentration, instabilité/agitation/motrice/hyperactivité ou inhibition, troubles du spectre autistique (TSA), difficultés dans l’organisation de la motricité fine, de la motricité globale, troubles de la coordination motrices, maladresse motrice, la dyspraxie, la dysgraphie, le handicap physique, mental, neurologique ou génétique…

 

 

« Et les ados… la psychomotricité peut les aider à mieux vivre les modifications psychiques et corporelles qui apparaissent à cet âge. »

 

« Tout à fait ! »

 

Principales indications :  troubles relationnels, troubles du comportement et/ou de la personnalité, trouble du schéma corporel et de l’image du corps, TSA, handicap…

 

 

« Je réfléchis… Pour les adultes, l’idée est de soutenir, accompagner, rééduquer en cas d’accident, de maladies chroniques, de syndromes douloureux, et poursuivre la prise en charge de tous les indications précédentes, si besoin. Eh oui, les enfants deviennent des adultes. »

 

Principales indications : stress, angoisse, dépression, troubles somatiques, troubles instrumentaux, troubles du schéma corporel et de l’image du corps, vivre avec un handicap…

 

« Et nos seniors ? Je comprends avec tous les éléments précédents que le corps et l’esprit sont toujours indissociables, même lorsqu’on vieillit. C’est vrai que ma grand-mère a commencé à déprimer lorsqu’elle a perdu son autonomie pour se déplacer, faire ses courses, toutes les tâches qu’elle faisait avant… Du coup, elle voulait encore moins marcher parce qu’elle avait peur de tomber. »

 

« Parfait ! »

 

Principales indications : dépression, retour d’hospitalisation, perte d’autonomie, troubles de l’équilibre, syndrome post-chute, troubles de la mémoire, prise en charge des démences, et des troubles neurologiques, du polyhandicap,… jusqu’à l’accompagnement de fin de vie (soins palliatifs).

 

Voilà j’ai rempli ma mission. La psychomotricité est devenue une évidence.

 

 

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Marion Lefeuvre